Comment arrêter de procrastiner et commencer à réviser les concours ?

procrastiner et commencer à réviser les concours

Qui peut se vanter de ne jamais procrastiner ? Il nous arrive à tous de remettre des tâches importantes à plus tard, de ne pas trouver la motivation et la force d’accomplir un travail pourtant important. La jeunesse n’est pas épargnée par ce phénomène, elle y est même très sujette. Durant les périodes de révision en vue d’un concours ou d’un examen majeur, et malgré l’impact qu’un diplôme ou l’accès à une grande école peut avoir sur une vie, de nombreux étudiants procrastinent, attendent le dernier moment pour se mettre au travail et réduisent ainsi considérablement leurs chances de succès. Cette habitude néfaste peut pourtant être combattue.

Faire une liste d’objectifs

La raison de la procrastination est toujours plus ou moins la même pour un étudiant : face à une grande quantité de travail, on ne trouve pas de motivation suffisante pour se lancer. On entrevoit vaguement les pénibles heures de révision à venir, on ne sait pas vraiment par où commencer, par où finir, et l’on finit par se réfugier vers une source de distraction bien plus accessible, comme une sortie, un jeu vidéo, un tour sur le net. C’est principalement la difficulté à considérer clairement la charge de travail à accomplir, où le fait de la voir comme un tout massif et informe, qui démotive le plus. Pour contrer cela, il est indispensable de définir cette charge sous forme d’objectifs intermédiaires, de rédiger en fait une « to-do list ». Elle inclura les différentes matières à réviser et pour chacune d’entre elles, des points majeurs à approfondir. Elle pourra, pour plus d’efficacité, se calquer sur un calendrier, qui associera un jour, voire une heure, à chaque révision. L’objectif est de parvenir à cerner l’ensemble de la charge de travail, qui paraîtra moins impressionnante une fois découpée en parties simples et temporisée. Il sera alors plus facile de se lancer dans la première étape de la liste, et une fois celle-ci accomplie, la motivation croîtra assez rapidement pour attaquer les suivantes.

Ne pas confondre distractions et récompenses

Découper et temporiser la charge de travail, c’est aussi se donner la possibilité d’y insérer des moments de détente, essentiels à la motivation, au repos. Or ces périodes de relâchement doivent aussi être régulées, autrement, l’on peinera à retourner à ses cours. D’une manière générale, il faut parvenir à séparer le travail de la détente, et donc éloigner toute source de distraction. Le téléphone en est une, mieux vaut l’éteindre. Si l’accès internet n’est pas indispensable, mieux vaut le couper également. Sans ces précautions, on peut vite être tenté de lire un SMS ou de regarder une vidéo en ligne « juste pour quelques minutes », et y passer finalement des heures. Il faut nécessairement de la rigueur. Établir un plan, des objectifs, des moments de travail et des périodes de repos est sans doute la manière la plus saine d’envisager des révisions importantes. Le procrastinateur est son propre ennemi et se persuadera toujours que tout ira bien, même en ne se mettant au travail que demain, voire à la fin de la semaine. Gardez en mémoire que plus vous vous y mettrez tôt, plus votre charge de travail pourra être découpée en petits morceaux, et plus vos périodes de repos pourront être prolongées.

Avoir une vision à long terme

Procrastiner, c’est souvent négliger les gains à long terme au profit de satisfactions immédiates. Accéder à une grande école, obtenir son diplôme, sont des récompenses très enviables, bien plus que de sortir boire un verre entre amis, mais pas aussi immédiates. Une vision à long terme est indispensable pour réussir. Elle consiste à reconnaître l’importance d’un travail, même pénible, en vue de la satisfaction qui en découle, certes lointaine, mais qui finira pourtant par arriver. Il est difficile de maintenir sa rigueur de travail durant plusieurs années, d’où l’importance des repos réguliers, mais on peut y parvenir en ne perdant pas de vue l’objectif fixé, la réussite d’un concours en premier lieu, mais aussi le parcours qui en découle, les grandes écoles et la profession souhaitées, les projets de vie sur le très long terme. Envisager tout cela permet de relativiser les quelques années de labeur, de se dire que le grand succès qui peut leur succéder mérite bien ces instants, pas si longs, passés à réviser ses cours.